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20/10/2015

Monsieur Jourdain Maire de Clamart

Après le mépris et le mensonge, le maire LR acculé passe à l'invective mensongère et détourne les propos de l'opposition. 

 

Dès son élection, le maire LR à fait preuve de mépris envers les Clamartois. Volonté de démolir 700 logements HLM dans une commune ou plusieurs milliers de demandes sont en attente, confiscation de l'espace public place de la gare par des procédés moralement dilatoires, préemptions aussi exorbitantes qu'inutiles et dernièrement l'augmentation exponentielle des tarifs municipaux.

 

Le néo monsieur Jourdain, fraîchement sorti du cabinet de "Pemezec qui a voté FN en 2002", explique aux parents qu'il faut faire des efforts, que c'est la crise, que tout est de la faute de l'État et que la ville est lourdement endettée.

 

Et oui ! En bon monsieur Jourdain, il singe les "gens qu'il estime être de qualité" et voudrait appliquer la recette Plessis (la seule qu'il maîtrise) à Clamart qui est pourtant très différente. 

 

Le rôle de l'opposition est d'enrichir les projets allant dans le sens de l'intérêt général, de pointer les errances de la majorité et d'informer les habitants. C'est ce que j'ai naturellement fait ce jeudi 8 octobre au conseil de quartier Gare en ces termes:

 

"Une observation et une question, donc. Je ferais court."

 

"A un moment, il faut arrêter la politique du plus c'est gros, plus ça passe. Clamart n'est pas endettée, Clamartois, dormez tranquilles. Pour s'en convaincre, il suffit de prendre les chiffres officiels de la chambre régionale des comptes. Clamart est même, jusqu'en 2014, dans le classement des villes les mieux gérées du département."

 

"Clamart a, disons un train de vie municipale qui a augmenté, notamment les indemnités des élus. C'est une des premières décisions de l'équipe en place. Après tout, pourquoi pas puisque les finances de la ville le permettent, je ne vois pas pourquoi contester cette augmentation, les finances étant saines"

 

Je poursuis par une question:

 

"Une question qui est importante : la police municipale fait l'objet d'une enquête du procureur de la république. J'aurais souhaité savoir si il y avait déjà des retours car l’on se demande de qui doit-on avoir peur, de la police municipale ou des voyous ?"

 

Jean-Didier Berger semble ne pas avoir apprécié cette question. Souvent, dans une question, ce qui dérange est la réponse. 

 

Pourtant, une enquête sur une police payée par les impôts des clamartois nous concerne tous et les cas de bavures existent. Le Plessis Robinson en est la parfaite illustration !

 

Dans ses "réponses", Jean-Didier Berger semble avoir des soucis de compréhension défendant, tous ergots dehors, le principe de nécessité de rémunération haute des élus alors que je lui ai précisé que ça ne posait aucun problème dans une ville aux finances saines comme Clamart. 

 

Ayant axé sa campagne et justifié les augmentations des tarifs municipaux par ce prétexte, il s'est englué lui-même dans ses mensonges. 

 

L'élu a ensuite continué à répondre à côté de ce qui lui est demandé, versant même parfois dans une diatribe plutôt mal venue sur le thème "on ne gagne pas beaucoup et on est dévoué..." 

 

C'est vrai qu'il gagnait bien mieux sa vie à la SEMPRO 10.000€/mois. Cette société a contribué au bétonnage du Plessis-Robinson. 

 

Sur sa police municipale, m'accusant de poujadisme, il s'est réfugié dans une complainte aux amalgames plus que douteux et même moralement outrageants mélangeant les policiers agressés, insultés et même tués à ma question sur le résultat de l'enquête diligentée par le procureur de laquelle, cette même police sortira peut-être grandie ?

 

"J'ai honte pour ceux qui tiennent ce genre de discours, j'ai honte pour les membres de l'opposition." A-t-il poursuivi. 

 

J'ai rétorqué que j'avais personnellement honte de sa réponse. De sa non réponse aurais-je du dire ! 

 

Autant d'énergie et d'indignation feinte pour éviter de répondre est moralement suspect et révélateur d'une fourberie politicienne digne d'un autre âge dont nous ne voulons plus. La fauxculangue, ça suffit ! 

 

Les choses auraient pu en rester là. 

 

Mais non ! Mis en face de ces contradictions, JDB a versé dans l'invective personnelle pour noyer encore davantage le poisson m'accusant de ne pas habiter Clamart et prétendant connaître une autre adresse à laquelle j'ai brièvement vécu auparavant et dont je n'ai jamais eu à faire état. 

 

S'en était trop. Je me suis levé et lui ai demandé de lire l'adresse sur mon passeport, le voyant décontenancé, je l'ai lu à haute voix. 

 

Tel un enfant refusant l'évidence, il poursuit :

 

"Tu peux avoir toutes les pièces que tu veux, quand on est habitant d'une autre ville..."

 

Forcé de réagir, je l'ai invité à revenir à des usages plus en rapport avec nos responsabilités respectives :

 

"Tu fais de l'intoxication. Si les questions de l'opposition te dérangent, je te conseille de prendre un peu de hauteur, Jean-Didier. Franchement, tu me déçois parce que c'est faux et c'est un coup bas. J'estime que la diffamation n'est pas de mise. On ne musèle pas l'opposition en essayant de la discréditer par des mensonges."

 

Une précision. Le tutoiement entre le maire et moi date de l'époque où il était simple militant parachuté. Trop de politiques sont dans l'imposture du vouvoiement en publique. Je m'y refuse même si les convenances veulent que l'on pratique différemment...!

 

Conclusion :

 

Les questions qui viennent a l'esprit sont : 

 

Monsieur le maire a t-il fait diligenter une enquête sur moi ? Si oui, par quel biais et dans quel cadre légal ? Dans l'affirmative, sur qui d'autre ? Si tel est le cas, la compétence de ces gens est très limitée !

 

Je précise qu'être accusé de ne pas habiter Clamart par un maire qui a pris sur sa liste en 2008 un extra clamartois dont la seule attache avec Clamart était un box pour pouvoir devenir Clamartois de papier est plutôt comique. 

 

Au total, on constate que Jean-Didier Berger pratique la politique comme il y a 40 ans, si jeune et déjà ringard ! 

 

Il est de cette arrière garde formatée pour qui l'intérêt général n'est qu'une formule vide de sens. Il est de cette prétendue caste, auto-proclamée responsable de la déroute actuelle nommée "crise" depuis ces mêmes 40 dernières années. 

 

Il est de ceux qui esquivent les questions, qui parlent beaucoup surtout quand ils n'ont rien à dire. 

 

Il récite de réunions en réunions son bréviaire éculé. Un mot clé et il vous déroule son galimatias. 

 

Jean-Didier Berger ne pense pas ; il fonctionne !

Commentaires

Bonne ambiance à Clamart. Vive la démocratie.

Écrit par : Wahoo | 20/10/2015

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